Fiches pratiques Divorce, protéger ses enfants

Divorce, protéger ses enfants

Même s'il est en général bien moins conflictuel qu'un divorce contentieux, le divorce amiable peut avoir un impact considérable sur les enfants du couple. Si les parents doivent absolument éviter d'instrumentaliser ou de trop responsabiliser leurs enfants, ils peuvent par contre les aider à surmonter cette épreuve de plusieurs façons.

Informer et discuter

L'ensemble des professionnels s'entendent sur le fait que le divorce sera mieux vécu si l'enfant en est informé relativement tôt par ses parents, et qu'il peut discuter du sujet avec eux. L'âge et le niveau de développement de l'enfant doivent bien sûr être pris en compte, mais il est ainsi important de lui laisser un temps suffisant pour se préparer à ce bouleversement. 

L'enfant doit être protégé des conflits parentaux et l'information qu'il reçoit doit être adaptée à sa maturité, néanmoins il reste nécessaire de lui expliquer qu'il n'est pas la cause de la séparation de ses parents. De même, il est indispensable le rassurer sur la capacité de ces derniers à remplir leur rôle de parents, quelle que soit leur situation conjugale. A ce titre, l'enfant ne doit pas servir d'intermédiaire, ni de monnaie d'échange, lors des négociations des époux.

Dans un divorce amiable devant notaire, les enfants doués de discernement devront également être informés du droit qu'ils ont à demander à être entendus par un juge. Si cette information doit leur être fournie de la façon la plus neutre possible, afin de ne pas influencer leur choix, il conviendra cependant de s'assurer qu'ils en comprennent bien l'utilité. S'ils décident de faire valoir leur droit, il faudra également les assister dans cette démarche. 

Conseil : Quel que soit les ressentiments que vous éprouvez envers votre conjoint, pour l'enfant, il reste avant tout l'un de ses parents. Il est donc important d'éviter de le critiquer ou de l'accuser en présence de vos enfants.

Divorcez à l'amiable
en 1 mois(1) dès 270€
TTC 
(2)

Plus simple : Un divorce à l'amiable sans juge.

Plus rapide : Un divorce possible en 1 mois(1).

Plus économique : Un divorce dès 270€ TTC payable en 3 fois(2).

Devis gratuit et immédiat
___
Voulez-vous divorcer à l'amiable ?
OUI
NON
Avez-vous des enfants en commun ?
OUI
NON
Avez-vous des biens immobiliers en commun ?
OUI
NON

Décider dans l'intérêt de l'enfant

Au-delà des discussions nécessaires au sujet de la séparation, il est crucial que les époux, lorsqu'ils décident et organisent les conséquences de leur divorce, le fassentdans l'intérêt de leurs enfants. Cet intérêt doit primer sur leurs propres volonté et désirs. 

Ainsi, lorsqu'ils élaborent le mode et les modalités de garde, ils doivent privilégier les solutions les plus adaptées à leurs enfants. Par exemple, si une garde alternée est envisagée, ils devront s'assurer qu'elle ne portera pas atteinte au bon développement de leurs enfants. De même, le rythme de l'alternance pourra tenir compte des contraintes professionnelles de chaque époux, mais surtout et avant tout,de l'équilibre de l'enfant. Établir en amont et de façon conjointe les lignes directrices de l'éducation donnée (scolarité, religion, etc.) permettra aussi des diminuer les conflits post-séparation et de procurer à l'enfant une certaine stabilité.

De même, les négociations sur l'octroi et le montant des pensions alimentaires ne doivent pas être perçues comme un outil de pression ou de règlement de comptes entre époux. Il s'agit au contraire de garantir à ses enfants le meilleur niveau de vie possible.

Enfin, même les décisions non directement liées à l'autorité parentale doivent prendre en compte l'intérêt de l'enfant. En effet, appauvrir ou mettre en difficulté un des époux serait contraire à cet intérêt qui doit, par exemple, également peser lors du partage ou de l'attribution du logement familial.

Dans un divorce amiable, les avocats respectifs des époux ont ainsi pour mission de s'assurer, avant de la contresigner, que leur convention de divorce garantit un certain équilibre entre eux et respecte bien l'intérêt supérieur de leurs enfants.

Avoir recours à un tiers

Même s'il se passe bien entre les époux, un divorce peut s'avérer très déstabilisant pour un enfant. Qu'il s'agisse de la séparation elle-même, des raisons y ayant mené ou bien des conséquences prévues sur le quotidien de l'enfant, cette épreuve peut provoquer un stress conséquent.Afin de lui permettre d'exprimer ses angoisses ou sa colère et de poser toutes les questions susceptibles de le rassurer, l'intervention d'un tiers peut être nécessaire. 

Il peut tout d'abord s'agir d'un proche ou d'un membre de la famille en qui l'enfant a confiance et auprès duquel il pourra plus facilement se confier qu'auprès de ses parents. Dans ce cas, il conviendra de s'assurer que cette personne est capable de garder une position neutre quant à la séparation des parents.

Il pourra également s'agir d'un professionnel, notamment d'un psychologue, qui accompagnera l'enfant, de façon ponctuelle ou plus régulière selon ses besoins, afin de faciliter le vécu de la séparation et la transition vers son nouveau mode de vie.

Récapitulatif

-Informez vos enfants de votre volonté de divorcer et discutez-en avec eux en les déculpabilisant et en les rassurant sur les événements à venir.

-Prenez chaque décision concernant les conséquences de votre divorce et l'organisation de vos vies séparées dans l'intérêt de vos enfants.

-Offrez à vos enfants la possibilité de se confier et de recevoir le soutien d'un tiers, qu'il s'agisse d'un proche de confiance ou d'un professionnel.